Sur la route !

Bonjour à tous en ce 14 juillet !

Vous croyiez qu’on s’était perdues dans une faille spatio-temporelle ? ^^’

En un sens, c’est pas faux, le temps s’écoule étrangement depuis le début de ce tour. A la fois très vite, pas le temps de faire tout ce que nous aimerions faire et nous repartons avec l’impression désagréable de quitter nos témoins trop tôt, mais aussi très lentement car ce que nous vivons est tellement dense émotionnellement que c’est un peu comme si nous passions un mois auprès d’eux. Alors très égoïstement, on profite au maximum des moments passés ensemble …
L’écriture du journal de bord est laborieuse, je ne peux le faire que la nuit, très tard, et exceptionnellement ce matin. Résultat : je ne dors pas assez donc je fatigue bien plus vite et perd en efficacité. Alors je vous propose plutôt de faire régulièrement un petit compte rendu en vidéo, live ou pas. Ça vous permettra de suivre la progression du tour au jour le jour. En parallèle, je vais m’organiser dans mon planning pour avoir plus de temps à consacrer au montage vidéo et à l’écriture des portraits de nos témoins. Il est primordial que je m’accorde des pauses pour travailler mais aussi me reposer.

Voilà un court extrait de mon journal :

Lundi 10/07/17

« Prendre la route n’est pas si évident. La fatigue, la crainte, le stress, la séparation … Pas le meilleur des cocktails pour démarrer cette aventure mais le sentiment de faire et vivre quelque chose qui me porte et me dépasse est plus fort que tout le reste.
Barbara et moi partons discrètement. Juste mes parents, mon amoureux, nos chats pour nous souhaiter bonne route et un orage de grêle très violent qui repousse notre départ à la dernière minute. Niveau orages, on est servies : 6h de route ponctuée de fortes pluies au lieu des 3h30 de trajet annoncé – il me veut quoi le ciel, à la fin ?? Je ne vois plus rien et suis obligée de m’arrêter plusieurs fois pour ne pas risquer l’accident.

On arrive vers minuit dans un petit village de Franche Comté. Sandrine et Yohan nous accueillent chez eux avec chaleur malgré notre retard. On discute déjà avec animation de ce que nous aimons, du projet, des interviews à réaliser … Résultat : Tout ce petit monde se couche tard. Je n’ai pas envie de dormir tout de suite malgré la fatigue de la route – je pourrais pourtant remporter un concours de bâillements haut la main ce soir ! Un dernier appel à Yves, une cigarette avant le brossage de dents et hop, au dodo ! Barbara dort déjà lorsque je la rejoins dans le studio aménagé au sous-sol où nous dormons.

Oui, parce que Sandrine est photographe, elle travaille à son compte depuis son domicile. La maison est immense et le sous-sol se prête à merveille à son activité. On découvre ses portraits, les jeux de lumière, les différents fonds et décors qui habillent le mur, les accessoires de déguisement … Tout y est !

Le réveil est difficile. Pas réussi à me lever avant 11h. Sandrine nous propose de rejoindre Yohan au resto pour déjeuner tous les quatre. Super ! On en apprend un peu plus sur les petits surnoms vaches mais affectueux que le couple se donne en voyant celui de Yohan s’afficher lorsqu’il nous appelle pour savoir où nous en sommes. Ça nous amuse beaucoup !
On passe un bon moment, sans caméra, juste le plaisir de partager un repas ensemble et d’en dire un peu plus sur nos vies. Je me sens bien avec ces personnes, on sent qu’elles sont généreuses et dans les mêmes dispositions que nous. Nous sommes ravies de nos échanges, de la bonne humeur distillée dans nos conversations malgré l’appréhension qui s’immisce dans nos pensées.

On sait que ce soir débutera la première interview, celle de Yohan. Lui n’est pas trop flippé, du moins, en apparence. Moi, je sens le trac monter. Tout cela n’a rien d’anodin, ce temps que nous vivons le plus légèrement possible est teinté d’attente. »

NB : Les photos sont floues, Gillou, on a besoin de toi. ^^’

Des bises à tous et plus particulièrement à Sandrine, Yohan, Capu et Candide !
Hier, nous étions à Thionville avec Cathy, son mari et sa fille et ça pétait dans le ciel jusqu’à embraser les berges de la Moselle. C’était magnifique, j’ai pleuré. Énorme bouffée d’amour pour ma Coquillette, Théolyne …

Nos prochains passages

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